Meurtres 



Réalisateur: Richard POTTIER
Assistant Réal.: Jean VALERE
Scénario: Charles PLISNIER, Maurice BARRY
Adaptation: D'après le roman de Charles PLISNIER
Dialogues: Henri JEANSON
Musique: Raymond LEGRAND
Images: André GERMAIN
Montage: Christian GAUDIN, Hélène BATTINI
Décors: Paul-Louis BOUTIÉ
Production: Cité Films / Fidès
Directeur de prod.: Walter RUPP
Distribution: RANK
Son: Constantin EVANGELOU
Tournage: 27 mars - 22 mai 1950
Procédé: Noir et Blanc
Genre: Drame
Durée: 2h
Sortie: 10 novembre 1950, à Paris
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Une affiche originale du film.

 Interprétation:
FERNANDEL (Noël Annequin), Jeanne MOREAU (Martine Annequin, la fille de Blaise), Jacques VARENNES (Hervé Annequin), Raymond SOUPLEX (Le docteur Blaise Annequin), Mireille PERREY (Blanche Annequin, la femme de Blaise), Line NORO (Isabelle Annequin), Colette MAREUIL (Lola Annequin, la femme d'Hervé), Georges CHAMARAT (Pierregot, le juge d'instruction), Edmond BEAUCHAMP (professeur Le Gossec), Germaine KERJEAN (Mme Frangier, la garde-malade), Fernand SARDOU (Fernand, le garagiste), Henri VILBERT (Picard, le médecin), Marthe MARTY (la femme du garagiste), Henri ARIUS (un voisin), Philippe NICAUD (José Annequin, le fils d'Hervé), Jacques BERLIOZ (le directeur de l'asile), André CARNEGE (le procureur), Yvonne HEBERT (Mme de Marcielle), Jackie ROLLIN (une amie), Frédéric MARIOTTI (un infirmier), Sylvain BEAUVAIS (un maître d'hôtel), Jacques BEAUVAIS (un maître d'hôtel), Laure PAILLETTE, etc.

Extrait du film

Résumé:
Une famille du Midi de la France, les Annequin. Noël, un viticulteur honnête, vit replié sur sa terre. Ses frères, établis à Aix-en-Provence, ont pignon sur rue et dédaignent ce parent pauvre. Hervé, l'aîné, est un bâtonnier, marié à une pimbêche, Lola. Le cadet, Blaise, est un chirurgien réputé qui s'est taillé une place dans la grande bourgeoisie locale grâce à sa femme Blanche, née Destevelle. La malchance s'abat sur Noël : sa femme Isabelle, atteinte d'un cancer, est à l'agonie. Aucun de ses parents ne semble s'en préoccuper, sauf Martine, la fille de Blaise, qui juge avec sévérité l'égoïsme des siens. Cependant, Isabelle supplie son mari de la tuer pour abréger ses souffrances. Il s'exécute, la mort dans l'âme... Son acte accompli, il court s'en expliquer à ses frères. Ceux-ci, par crainte du scandale, tentent d'étouffer l'affaire. Un permis d'inhumer de complaisance est délivré. Mais des lettres anonymes parviennent au procureur, qui s'en émeut. Une voisine, Mme Frangier, qui était la garde-malade de la défunte, est compromise. Noël décide de se constituer prisonnier. Martine compatit à son drame. La famille veut plaider l'irresponsabilité et faire enfermer Noël pour maladie mentale. Un psychiatre, le professeur Le Gossec, se prête à la manœuvre. Le malheureux est mûr pour l'asile. Mais sa nièce crie à l'internement arbitraire. Un arrangement sera trouvé, et Noël discrètement incité à s'exiler en Amérique du Sud. Martine, que l'on veut marier à son cousin José, rompra avec ce milieu hypocrite, et partira avec son oncle.


Critiques:
"Dans Meurtres, on peut dire que Fernandel perd la tête, qu'il se démasque et que nous découvrons enfin le grand acteur que le mauvais cinéma nous cachait."
Franc-Tireur.

"Il était audacieux, en 1950, d'aborder le problème de l'euthanasie. D'où l'intérêt un peu exagéré de ce film, où l'on voulut voir - oubliant Angèle et Naïs, de Pagnol - le premier rôle dramatique de Fernandel. En réalité, l'euthanasie sert d'élément révélateur d'une mentalité bourgeoise, sur laquelle Henri Jeanson, dialoguiste, s'est acharné jusqu'à rendre caricaturaux les membres de la famille de Noël. Le film révéla Jeanne Moreau, dans le rôle de la nièce du héros, fille anticonformiste qui ruine, par un coup d'éclat, les manigances de ses parents."
Jacques Siclier, Télérama.

"MEURTRES - adapté d'un roman de Charles PLISNIER - repose sur un scénario très solidement charpenté. Le début du film pose, avec une certaine sobriété dans la dramatisation, le thème de l'euthanasie (FERNANDEL se confie au médecin de famille avant de prendre sa décision : "Souffrir pour vivre, ce n'est rien. Mais souffrir pour mourir... Bon à rien. Je n'ose pas dire un mot, ni faire un geste. C'est comme si je n'existait pas." Après le "meurtre", le récit bifurque vers une autre direction : Henri JEANSON et les deux autres scénaristes assènent une charge violente contre la famille Annequin (représentante caricaturale mais haute en couleurs d'une haute bourgeoisie provinciale que JEANSON tenait en horreur).
Dialogues caustiques admirablement troussés, péripéties captivantes et numéros d'acteur brillants : le "jeu de massacre" est brillant. Seuls deux personnages ont visage humain et trouvent grâce aux yeux des auteurs : Noël et sa nièce Martine (les deux caractères sont dessinés avec nuance ; le jeu des deux comédiens est remarquable de retenue : FERNANDEL est très à l'aise dans un registre purement dramatique mieux que bien "rôdé" chez Marcel PAGNOL). En dépit de la phénoménale notoriété de FERNANDEL, ce film remarquable demeure très peu connu. Hélas."

Jean-Francois HOUBEN, Août 1999

Anecdotes:
MEURTRES est l'un des rares films où Fernandel tient un rôle dramatique - même s'il lui était arrivé d'effleurer ce registre chez Pagnol. La publicité du film, relayée par la critique, fut centrée sur ce contre-emploi. Ce qui fit écrire à Roger Régent : "MEURTRES donne à Fernandel l'occasion de montrer qu'il est un très grand acteur... Il est ici admirable de justesse, de retenue dans l'effet; il atteint parfois à la grandeur. " À ses côtés, Jeanne Moreau tenait pour la première fois un rôle de premier plan (elle avait débuté en 1949 dans DERNIER AMOUR).
Le roman en forme de saga familiale de l'écrivain et avocat d'origine belge Charles Plisnier, publié à partir de 1939, avait connu un grand succès public. Il est divisé en cinq parties : "Mort d'Isabelle", "Présence du fils", "Martine", "Feux dormants", "Dieu le prit". Seule la première fut ici retenue. L'auteur participa à l'adaptation cinématographique, avec le scénariste Maurice Barry (plus connu comme chef opérateur). La réalisation incomba à Richard Pottier, metteur en scène éclectique qui réalisa la même année CAROLINE CHÉRIE.
Série n°311 de la collection des fiches de Monsieur Cinéma 311/18.



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